Maison à énergie positive : coûts, avantages et désavantages

Une maison à énergie positive, aussi appelée maison BEPOS, est une maison qui permet de produire plus d’énergie qu’elle ne consomme. En théorie, les maisons à énergie positive sont donc conçues à la fois pour être très économes en énergie et pour produire leur propre énergie.

Quelles sont les particularités de la maison à énergie positive ?

Pour être efficaces, les maisons à énergie positive doivent respecter certains critères de construction et se doter des équipements les plus économes en énergie. Ils doivent également être équipés d’un ou de plusieurs moyens de production d’énergie. A noter que si l’énergie produite ne suffit pas toujours à compenser les dépenses en énergie du logement, souscrire à une offre d’énergie verte complémentaire comme en propose Direct Energie peut être une bonne solution.

Critères de construction à respecter

Construire une maison à énergie positive nécessite forcément d’opter pour une forme architecturale simple et compacte. L’objectif est d’ainsi limiter les échanges thermiques et les risques de ponts thermiques, phénomène fréquent dans les maisons avec des formes complexes, des différences de hauteur de plafond, etc. Pas d’obligation en revanche pour le choix des matériaux, tant que ceux-ci peuvent permettre une bonne isolation. Enfin, les maisons à énergie positive étant toutes équipées de panneaux solaires, le toit doit être en pente, incliné de 30 à 45º, et orienté au sud dans la mesure du possible : le rendement est alors optimal.

Déperditions énergétiques quasi nulles

Les maisons à énergie positives sont conçues pour être peu énergivores. Pour cela :

  • L’isolation thermique doit être efficace : plancher, mur plafond, toiture et vitrages doivent être conçus en fonction
  • Le chauffage doit être passif afin que la quantité d’énergie consommée pour une certaine quantité de chaleur dégagée soit optimale
  • Les équipements choisis doivent faire preuve d’une excellente efficacité énergétique

Combien coûte une maison à énergie positive ?

Matériaux chers, équipements à la pointe de la technologie, construction rigoureuse de la maison… Une maison à énergie positive coûte forcément plus cher qu’une maison traditionnelle. Il faut en effet compter un budget supérieur de 15 à 20%.

Ce surcoût est cependant résorbé par un retour sur investissement : la réduction de la consommation énergétique du logement et l’autoproduction d’énergie font drastiquement baisser la facture d’électricité et de gaz. De plus, en choisissant un fournisseur d’énergie alternatif proposant des tarifs moins chers que ceux d’EDF, il possible de faire des économies supplémentaires.

Quelle quantité d’énergie la maison BEPOS doit-elle produire ?

Une maison BEPOS est, en théorie, censée couvrir toutes ses dépenses en énergie sans exception, qu’il s’agisse des dépenses en énergie primaire (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage) ou des dépenses dues aux usages ménagers du foyer. Or une maison basse consommation dépense autour de 50 kWh/m² par an pour l’énergie primaire, et 70 kWh/m² par an pour les consommations ménagères. Il faut donc prévoir de pouvoir couvrir au minimum 120 kW/h/m² par année.

La maison à énergie positive est-elle autosuffisante ?

Si la maison à énergie est sensée, en théorie, produire plus d’énergie que ses besoins, la réalité est différente. En effet, la multiplicité des facteurs rend difficile la prévision des dépenses énergétiques à compenser, et l’imprévisibilité des énergies renouvelables engendre forcément le risque de ne pas produire suffisamment d’énergie toute l’année.

Énergies renouvelables non prévisibles

Les énergies renouvelables étant par nature aléatoires, le foyer ne peut jamais être certain de produire la quantité d’énergie espérée au moment souhaité. A titre d’exemple, les panneaux solaires ne produisent de l’énergie que les jours où il fait beau. Il est heureusement possible de stocker le surplus d’énergie produit certains jours en prévision des jours suivants.

Contexte et habitudes de consommation différentes

Bien que nous ayons une idée de la consommation énergétique approximative d’une maison basse consommation, celle-ci varie tout de même beaucoup selon la situation géographique de la maison, sa configuration et la composition et les habitudes de vie du foyer. Prévoir à l’avance la consommation, et donc la production nécessaire, est donc très difficile. C’est particulièrement difficile quand le logement est prévu pour la location, puisque le propriétaire ne peut alors pas deviner quel sera le comportement des locataires. Ceci explique que certaines maison se retrouvent finalement sous-dimensionnées en termes d’installations pour pouvoir compenser toutes les dépenses énergétiques des occupants.

Pour conclure, même si une maison à énergie positive peut-être autosuffisante à certains moments de l’année ou de son cycle de vie, il n’est pas raisonnable de compter sur une autosuffisance totale et définitive.