4 moyens de financer son énergie verte en France

L’énergie verte, tout le monde connaît  : c’est le renouvelable, l’écoresponsable… mais au juste, c’est quoi exactement  ? Ce sont, pour les particuliers, quatre façons de se procurer de l’énergie directement exploitable  :

–       l’éolien, avec des pales animant une turbine qui, elle-même, alimente un générateur  ; l’énergie produite est stockée pour plus tard, au moins partiellement  ;

–       le photovoltaïque, système dans lequel des cellules électriques transforment l’énergie solaire en énergie électrique, qu’il faut là aussi stocker pour un usage ultérieur  ;

–       le solaire, un moyen de chauffer au soleil de l’eau sanitaire  ; il n’y a pas de production électrique  ;

–       enfin le solaire hybride appelé aussi « aérovoltaïque », combinant les deux derniers modes de production d’énergie.

–       Nous omettrons volontairement l’hydroélectrique, qui ne concerne qu’une infime minorité de logements.

Ces technologies se démocratisent pour de nombreuses raisons. D’abord, chacun souhaite participer, à son échelle, à la réduction des émissions carbone. Mais il y a aussi le volet financier. Et dans ce domaine, les bonnes nouvelles se succèdent depuis une vingtaine d’années…

 

1)    Une baisse constante des prix de l’équipement

Le prix des matériaux a baissé du fait de l’augmentation de la demande et donc de la concurrence, mais aussi parce que les technologies sont de plus en plus abordables. On peut arrondir aujourd’hui le prix au m² de photovoltaïque à mille euros tout compris  : une baisse de plus de 80  % en moins de dix ans  !

 

2)    Un tarif à la revente plus intéressant que le tarif consommateur

Le tarif client pratiqué par les fournisseurs d’énergie est d’environ 15  € par an pour 1  m² de panneaux. À l’inverse, cette même production est rachetée 25  €. Pour 4  m² installés, c’est la possibilité de revendre 100  € d’électricité par an, de se fournir gratuitement l’équivalent de 60  € de courant ou encore, un peu des deux.

 

3)    Des crédits d’impôts et déductions fiscale

Si le photovoltaïque est sorti du dispositif «  crédit d’impôt pour la transition énergétique  », au motif que les installations sont devenues plus abordables, l’hybride «  aérovoltaïque  » peut toujours, pour sa part, faire l’objet d’un abattement de 30  % de sa valeur. Il existe aussi des possibilités de réductions de moitié de la TVA.

 

4)    Des subventions directes

Concernant les aides accordées pour l’éolien  : «  Sur un territoire en régime rural d’électrification, vous pouvez recevoir des aides du Fonds d’Amortissement des Charges d’Électrification ou de l’ADEME. (…) Le montant de ces aides peut atteindre au maximum 95  % des dépenses. (…) Des aides complémentaires peuvent exister localement, provenant de l’Union européenne, des conseils régionaux ou généraux.  »(source)

Enfin, sur le photovoltaïque  : «  Chaque région établit ses critères d’éligibilité. (…) ces subventions peuvent s’appliquer soit pour la main d’œuvre soit pour le matériel et la main d’œuvre. (…) Certaines régions exigent des conditions de ressources particulières. Les montants de l’aide sont par contre très différents.  »(source)

Attention à la qualité du matériel et à la qualification de l’installateur  : il faut généralement respecter des normes dans ces deux domaines, selon votre région.

Entre ces baisses, subventions, crédits et retombées directes, il ne vous reste plus qu’à définir, selon le lieu où vous habitez ou envisagez d’acheter, la production d’énergie verte qui vous convient le mieux  !

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